Dans le secteur médical, la décarbonation s’impose progressivement comme un sujet incontournable. Les activités de soins reposent en effet sur des équipements techniques, des infrastructures spécifiques et génèrent de nombreux déplacements, notamment pour les patients et les professionnels de santé.
C’est dans ce contexte que le réseau Ophtalogy, qui rassemble des ophtalmologistes libéraux en France, a réalisé son premier Bilan Carbone afin d’évaluer l’impact environnemental de ses activités.
Cette démarche s’inscrit dans une prise de conscience plus large du secteur. Selon un rapport publié par l’organisation internationale Health Care Without Harm et le cabinet Arup, le système de santé serait responsable d’environ 4,4 % des émissions mondiales de gaz à effet de serre.
En France, l’Agence de la transition écologique (ADEME) souligne que ces émissions proviennent majoritairement de facteurs indirects : transports des patients et des professionnels, production d’équipements médicaux ou fonctionnement des infrastructures.
Pour les médecins, la question environnementale ne peut toutefois être abordée indépendamment des exigences fondamentales de la médecine. Toute démarche de réduction des émissions doit préserver la qualité des soins, la sécurité des patients et l’indépendance professionnelle des praticiens.